La vie est magnifique

La vie est magnifique lorsqu'on peut partager les bons moments avec ceux qu'on aime................................ Robert et Pauline

Note: Ce journal est publié à partir d'un ipod touch. Soyez indulgents par rapport à la mise en page et à l'absence occasionnelle de la ponctuation.

Vos commentaires sont toujours bien appréciés.
N'hésitez pas à cliquer le lien «commentaires» au bas des messages


samedi 10 avril 2010

Au-delà de la façade

Au-delà de la façade
Il y a déjà un total de six jours que nous déambulons dans Ha Noi en ce samedi 10 avril. Demain nous partons pour deux nuits, trois jours dans l'arrière pays. Ha Noi est charmante à souhait au premier contact.  Ses nombreux parcs avec chacun son lac, ses rues marchandes tous ces décors laissent croire à une ville facinante à découvrir. Mais au fil des jours nous découvrons un contact difficile avec les gens. Une froideur que nous n'avons pas ressenti avec les gens du Sud et les montagnards du Nord. Une agitation qui n'a rien d'harmonieux. Dans les rues nous devons être constament sur nos gardes pour ne pas être heurtés par les motos et les autos qui klaxonnent non pas de façon joyeuse comme dans le Sud. Il y a de ces lieux qui une fois la façade franchie sont moins acceuillants qu'ils semblaient l'être. Ha Noi a avantage à ne pas être côtoyer trop longtemps. Il faut cependant y passer pour sentir cette froideur et cette dureté de ces gens qui contrastent tant avec le reste du Viet Nam. Ici pas d'écolière en Hao Dai, pas de paysans aux chapeaux  coniques, pas de montagnards en costumes traditionnelles. Indifférence, impatience, contact marchant au strict minimum, pas de marchandage pour le plaisir, pas de compétition, des prix égaux et fixes partout, des gens vêtus à l'occidental. Une "grande ville du monde" sous une façade "provinciale". Ce n'est pas Clotaire Rapaille qui pourrait y changer quoique ce soit. Mais il a tout même du positif.
N'allez pas croire que nous déprimons. Nous dècouvrons et avons du plaisir à rapporter nos impressions avec "notre" objectivité, "notre" perception.
Et puis pour ses parcs, son opéra, ses musées, son theatre de marionnettes sur l'eau, la bière à vingt cents le verre et encore plein d'autres attraits il vaut la peine de visiter cette ville.
Probablement quelques jours sans Internet. À bientôt.

Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

vendredi 9 avril 2010

Le petit rat de l'Opéra

Le petit rat de l'Opéra
Cette journée du vendredi 9 avril est une journée culturelle. Nous débutons par la visite du musée d'ethnologie du Vietnam. Vraiment un très beau et très intéressant musée à visiter que ce soit pour débuter ou pour compléter un voyage dans ce magnifique pays. La majorité des ethnies vivants au Vietnam sont présentés à travers leurs coutumes, leurs costumes, leurs artisanats, leurs habitations.
Une synthèse bien vivante de ce que nous avons vu avec en prime le désir de découvrir un jour ce que nous n'avons pu voir. Puis petite pause à l'hôtel avant de se diriger vers l'opéra de Hanoi. Nous marchons le long du lac Hoa Kiem, lac situé au coeur de la vieille ville Les arbres et la pagode qui se trouve en son centre
sont illuminés, l'effet est intéressant. Plein de jeunes couples se font la cour sur les bancs qui bordent le lac. C'est romantique à souhait.
Ce soir l'orchestre symphonique du Vietnam présente un concerto de Richard Strauss en première partie. En seconde partie la symphonie No 4 de. Gustav Mahler avec en finale l'interprétation d'un air d'opèra par une Soprano Japonaise. Non je ne suis pas le capitaine Haddock et la chanteuse n'a pas interprété les airs que Bianca Castafiore chante pour briser le verre. Le spectacle fut tout autre. Un doux moment. Dans ce somptueux édifice construit en 1911 il y a une ambiance interessante. Nous sommes cependant un peu surpris parce que la salle n'est pas complètement pleine. Nous aurions cru que les Hanoiens et Hanoiennes étaient plus interessès que cela pour leur opéra.
Après le spectacle nous revenons tranquillement en prenant une marche. Soudain un rat nous dépasse en courant sur le trottoir et se faufile sous une porte donnant sur une ruelle. Çà doit être le petit rat de l'Opéra qui voulait nous saluer au passage.
Bonne nuit petit rat, mais ne fait pas d'effort pour revenir nous saluer, une fois c'est assez.
Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

jeudi 8 avril 2010

24 heures Chrono

24 heures Chrono
Je ne sais pas si vous êtes plusieurs à suivre la série Twenty Four Hours mettant en vedette l'agent Jack Bauer mais jamais personne ne s'inquèterait de sa sécurité parce qu'il serait quelques jours sans donner de nouvelles. Il a été sequestré pendant deux ans en Chine et personne n'était vraiement inquiet. Alors soyez rassures si nous ne
publions pas pendant quelques jours sur ce blog. N'alerter pas la  NASA, ne mobiliser par INTERPOL , n'engagez pas un agent de la CIA.
Nous serons de retour à la date prévue ou au plus tard pour la dernière fin de semaine de aout.
A bientôt quand nous aurons le temps ou accès à Internet.
P.S, Le Vietnam c'est diffèrent de l'Afrique. Ici ils ne sont pas cannibales.!!!! Alors n'alertez pas l'ambassade...

Part one: Love boat. Part two: l'île de Giligan

Part One
Love boat
Tout le monde se rappelle de cette série télévisée qui se passe sur un bateau de croisière. La vie y est facile, les repas hors de l'ordinaire, les rencontres charmantes, les lieux visités fabuleux. Aujourd'hui ce mardi 6 avril nous nous embarquons pour une croisière de trois jours, deux nuits dans la Baie d'Halong. Le matin nous
sommes acceuillis à l'agence par un jus frais, des fruits, des muffins délicieux. Bon dèpart avant le transfert en autobus de Ha Noi à Halong. Trois heures et demi de route, un conducteur prudent, une guide accompagnatrice intéressante. Nous sommes transfèrés sur la jonque où nous passerons la journée et la première nuit. Le temps est brumaseux mais la visibilité bonne. Deux familles, deux autre couples, nous sommes un total de seize personnes qui vivront l'aventure ensemble. Les chambres sont assignées. Notre cabine est relativement grande, des boiseries assez chics, une salle de bain complête, vraiement nous sommes agréablement surpris. Il ne manquera rien pour notre confort. Le repas de mi journée est servi. Des fruits
de mers et des poissons absolument succulents. Servis avec des accompagnements tout aussi succulents. Çà continue bien. Puis le spectacle des pitons rocheux de la Baie. Rien de comparable. Ce site fait partie du patrimoine mondial de l'UNESCO et a été reconduit parmis les sept merveilles du monde en 2008 à juste titre. Il doit y avoir de nombreux autres bateaux qui sillonnent ces eaux mais nous en rencontrons ou n 'en dépassons que quelques uns. Nous ne sentons pas d'achalandage excessif comme nous avons pu lire sur
différent forum. Une halte pour faire du kayak dans des grottes et des criques. Pauline se laisse naviquer, je pagaye seul pendant que de sa main valide elle prend les photos. Randonnée très plaisante et accessible à tous. Retour sur la jonque pour naviguer vers notre point d'ancrage pour la nuit. Les nuages se font plus présent mais suffisament diffus pour nous laisser voir les pitons rocheux dans un voile mystérieux. Arrivé à la baie où nous passerons la nuit il y a effectivement un nombre impressionnant de bateaux à l'ancrage. C'est
charmant de voir toutes ces jonques illuminées la noirceur venue. Le repas du soir est encore une fois succulents. Les crevettes immenses et savoureuses, le crabe farcis bien appretté, le poisson très frais. Il y a aussi à profusion des légumes, du riz et une multitudes d'autres mets pour qui ne souhaitent pas déguster les produits de la mer. Nos compagnons de voyages sont agréables à côtoyer. Australiens, Singapouriens, Tasmaniens et nous les Quebecois nous échangeons sur la qualité de vie dans nos pays respectifs. Le Quebec
est bien côté à leur yeux, ils ont raisons, nous leur confirmons mais leur pays sont aussi intéressants. Le monde est intéressant. Une bonne heure étendu sur le pont supérieur avec une bonne couverture, à la noirceur, à revasser puis nous rejoignons notre confortable cabine d'où je rédige cette note que je publierai dès que j'aurai accès à Internet.
Ici au milieu des Iles il n'y a pas ce service, seulement le cellulaire 3G, quelle misère! Chez nous, où tout est si parfait et meilleur, personne n'oserait croire que Internet ou le cellullaire ne sont pas accessibles partout!
Bonne nuit et à demain


Part two
L'île de Giligan
Une vraie bonne nuit de sommeil à l'ancrage dans la baie précède notre réveil de ce mercredi 7 avril. Nous allons visiter "Amazing cave" aussi appelée la grotte surprise. Le site est vraiement beau et spectaculaire. Les salles se succédent et sont immenses. Les formations de stalactites et de stalagmites évoquent de nombreuses
formes figuratives, ici une tortue, là une Madone, un Boudha rieur et de nombreux autres personnages, c'est amusant Nous nous rappellons un peu l'archipel de Mingan, la tête de l'indien et le pot de fleur en moins. Un beau moment. Puis retour sur la jonque.
Nous devons partir sur un plus petit bateau pour une croisière de deux heures à peine. Nous transférons sur ce bateau avec un équipage rèduit. Le capitaine et son matelot. Soudain un imprévus, sans le secours de l'équipage nous étions perdus. Voilâ que nous retrouvons: Le capitaine, le riche millionnaire de Singapourg et son épouse, ma jolie Star et nos amis sur l'île de ...

Ici l'histoire se corse. Le récit devient interactif à l'image des romans pour enfants. C'est à vous fidèles lecteurs de choisir la suite de l'histoire que vous voulez.
Option A il y a le professeur qui poursuit la narration.
Option B c' est Giligan votre narrateur.
Alors faites votre choix et rendez-vous à la ligne appropriée pour poursuivre votre lecture. Attention pas de tricherie, un seul choix.

CONTiNUATION OPTION "A" Le professeur

C'est sur un radeau de bamboo que nous aboutissons sur l'île. Ginger, oups pardons Pauline trouve que  l'embarcation est plutôt rudimentaire pour une Star. En aucun cas elle ne voudrait que sa petite étoile Stella soit obligée de naviquer sur un si frêle embarcation. Mais elle est vite rassurée lorsque les flashs de caméras fusent de tout côté pour fixer ce moment de gloire qu'est notre arrivée sur l'île. Nous prenons possession de l'île et d'un bungallow de paille. Belle installation avec une salle de bain moderne et propre. Puis c'est le
diner. Un festin de gala digne d'une soirée des Oscars. Pendant ce temps Robert ... Oups Le professeur  discute avec le millionnaire. Ils echagent sur Singapour, ses attraits. Il apprends pour le plaisir d'apprendre.
Le repas terminé nous retrouvons le professeur et Ginger à marcher sur la plage à la recherche de coquillages et des roches pour mieux comprendre la région. Sa curiosite n'est jamais repue.
Retour au bungalow pour un repos bien méritè en attendant la soirée de gala au cours de laquelle il y aura un BBQ sur la plage. Serait-ce en notre honneur? Peut-être que des Papparazi seront là pour rapporter des photos souvenir. Vous n'aurez qu'à le demander à Ginger si l'on revient un jour.


Fin du récit pour ceux qui ont choisi cette version. Ne lisez pas la section B et continuez votre
lecture à la ligne qui débute par BRAVO.


Pour ceux qui ont choisi l'option B commencez votre lecture ici.

CONTiNUATION OPTION "B" Giligan

C'est sur un radeau de bamboo que nous aboutissons sur l'île.   Marianne, oups pardons Pauline trouve que l'embarcation vaut cent fois  son kayak de mer qu'elle a à la maison, pas besoin de pagayer sur  celui-ci, c'est comme tous les kayaks ici dans la Baie d'Halong,   Giligan pagaye pour elle. Sa petite étoile Stella aimerait
suremment naviquer sur une si pratique embarcation. Ce n'est pas qu'elle souhaite être photographié mais lorsque les flashs de caméras fusent de tout côté elle se dit qu'elle pourra partager ce moment avec les autres.
Nous prenons possession de l'île et d'un bungallow de paille.  Installation qui convient bien, propre avec une salle de bain des plus  fonctionnelle. Puis c'est le diner. Un repas bien préparé, avec des mets savoureux et variés, comme â la maison Un repas digne d'une réception de Noel.
Pendant ce temps Robert ... Oups Giligan discute   avec le millionnaire. Il ne comprends rien à Singapourg, ses attraits et ècoute en faisant semblant de comprendre. Il faut dire que le millionnaire est originaire de la France, alors avec son accent il n'est pas facile à comprendre.
Le repas terminé nous retrouvons Marianne et Giligan à marcher sur la plage. Giligan est tout excité et gtimpe
sur les grosses roches, il gambade à gauche et à droite, on dirait Casieau sur les aboiteaux. Marianne ramasse des coquilages.
Retour au bungalow pour un repos bien méritè en attendant le souper   au cours duquel il y aura un BBQ sur la plage. Peut-être des amis seront là pour rapporter des photos souvenir. Vous n'aurez qu'à les demander à Marianne si l'on revient un jour.


BRAVO à ceux qui ont respecté les règles du jeu et n'ont lu qu'une version. Je vous invite à proposer la version de l'acteur que vous n'avez pas choisi dans la section commentaire.

Pour les autres, à bientôt mes tricheurs.

Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

lundi 5 avril 2010

Une promenade de rêve

Une promenade de rêve
Ce lundi 5 avril est consacré à flanner dans Ha Noi à la découverte
de ses différents quartiers marchants. Le vieux quartier reste encore
divisé en fonction des métiers ou des centres d'intérêts. On
retrouve donc regroupé par métiers la rue des pêcheurs, la rue du
cuir, la rue du sucre, la rue de la fausse monnaie, la rue des
cercueils et ainsi de suite. On l' appele le quartier "des 36 rues"
parce qu'à l'origine il y a eu 36 "Corporations de métiers" qui s'y
sont établis. Aujourd'hui on en compte plus de cinquante.
Ces rues forment un décale où il est normal de se perde. Ce que nous
faisons. Soudain nous nous retrouvons dans la rue des forgerons, de
la ferronnerie, de l'outillage, du métal en feuille, de la serrerurie,
de la quincaillerie. Sur les troittoirs, ici un feux de forge, là un
enclume, le fer rouge battue par un homme en sandale, à côté les
éclairs de soudure fussent, de l'autre côté de la rue le bruit et
les étincelles des meules se répandent. Une masse de chaîne de
format divers suspendue, des serrures en laiton tous plus belles les
unes que les autres garnissent le devant d'une boutique, des rouleaux
de broches, de treillis métalliques, des vis et des boulons aux formes
variées. Des petits outils intrigants, des gros trop pessants. Un
ouvrier martelle du métal en feuille, son voisin assemble de l'acier
innoxydable. Je croix que mon enumération est suffissante pour vous
faire comprendre que je me sens près du paradis.
Nous continuons à circuler. Un coin de rue, deux trois peut-être,
j'ai perdu le compte la tête encore remplit de ces images et des
odeurs du métal chauffé.
Nous débouchons dans un nouveau secteur. Rubans de tous les coloris,
dentelles fines variés, boutons multicolores, fils de soie, de lin, de
coton, fermoirs argentés, dorés. pierrerries à broder, dès à
coudre, pelotes à épingles, ciseaux dentellés, rouleaux de tissus,
livres de broderies. Laisser votre imaginations vous entraîner et
ajouter ce que vous voulez à la section commentaires, nous vous le
rapporterons si... s'il reste de la place dans les deux sacs de
bagages supplémentaires que nous avons dû acheter, â moins que ce ne
soit trois, j'ai perdu le compte.
Conclusion: il y a de la place pour réaliser les rêves de chacun à
Ha Noi. Pour moi vous avez compris que c'est de photographier ces
étals tandis que Pauline fait du repérage.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

dimanche 4 avril 2010

Capitaine Bonhomme part en voyage

Capitaine Bonhomme part en voyage
Nous sommes plusieurs de notre âge à se souvenir des rocambolesques
histoires du Capitaine Bonhomme et de son célèbre Ho Chi Ming
Ping .... Ping... Ping...Ping... Çà c'est des beaux Ping les enfants.
Mais ici, au Vietnam, il ne serait pas convenable de jouer avec la
mémoire de celui que les Vietnamien appellent affectueusement l'Oncle
Ho. Les gens vouent à leur ex-président décédé en 1969 une
profonde admiration. Dans le mausolée à la mémoire de Ho Chi Minh
les Vietnamiens défilent pour rendre hommage à sa dépouille exposée
dans un cerceuil au couvert de verre. Son corps est conservé dans un
état tel que l'on pourrait croire en son décès la veille. Le
décorum et la dignité du lieu sont empreints de respect pour l'homme.
En ce genre de lieu on ne peut qu'être impressionné par la
solonalité du moment. Et dire qu'il y a presque un an jour pour jour
nous étions devant le mémorial d'Abraham Lincoln. Même solonalité.
Deux mondes à premières vues opposés mais deux hommes croyant
profondement à l'indépendance et la liberté de leur nation.
Petit retour en arrière sur la nuit que nous venons de passer dans le
train de retour de Lao Cai à Hanoi. La remise des billets se fait
dans l'ordre, de façon efficace. Nous accédons à notre compartiment
doté de 4 couchettes. Au moment du départ, belle surprise, les deux
autres couchettes demeurent libres. Nous avons la cabine pour nous
seul. Il y a de ces moments dans la vie où on peut réaliser ses
fantasmes. "Carpe Diem", saisir le moment présent et en profiter. La
porte de la cabine est aussi munie d'une chaîne de sécurité. Pauline
s'empresse de pousser le verrou et de mettre la chaîne afin de
personne ne puisse entrer pendant... pendant que moi....
Pendant que moi je profite de l'occasion. Je cours à la cabine du
conducteur de la locomotive et tire sur la corde du sifflet un million
de million de coups... Oh! Oh! Oh! Cinq cents coups... Oh! Oh! Oh!
Trois coups,,, Tchou...Tchou...Tchou... Enfin un fatasme que tout
homme rêve de réaliser. Et j'entends siffler le train.. et j'entends
siffler le train...j'entendrai siffler le train toute la nuuuuiit.
Pendant ce temps...pendant ce temps l'oncle Pierre et son fidèle ami
Freddy Washington...
C'est ce que nous saurons peut-être demain les amis.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline

samedi 3 avril 2010

La vallée des nuages

La vallée des nuages
Ce titre résume bien ce samedi 2 avril sur Sapa.
Les jours précédents il y avait bien quelques nuages dans le fonds de
la vallée lors des premières heures du jour mais rapidement les
chauds rayons du soleil faisaient lever ce voile pour laisser
apparaitre toute la splendeur des montagnes. Ce paysage nous inspire
invariablement à la rêverie et nous invite à la randonnée. Mais
aujourd'hui les nuages sont lourds, le brouillard persistant et mon
esprit en panne d'inspiration. J'aimerais bien être stimulé par vos
commentaires sur ce blog. Par ailleurs merci mon frère pour ton
septicisme et ton professionnalisme qui t'a conduit à valider
l'information concernant les œufs couvés. Une fois affranchi d'un
certain dédain propre à notre culture c'est délicieux cette
"rencontre" entre l'oeuf et le poussin (De canne) et d'occasion pour
Paques, quoique les fêtes Chrétienne ne sont pas célébrées ici.
Pour ajouter à cette atmosphère embrumée la région est affectée
par une panne d'électricité générale. Cela ne nous empêche pas de
nous promener dans le village et de nègocier quelques souvenirs avec
les différentes vendeuses qui vous suivent partout en vous offrant des
objets d'artisanat local authentique au travers d'une multitude de
babiolles sans grands intérêts. Mais après quatre jours dans la
place plusieurs nous reconnaissent. Ils ne peuvent s'exempter
d'essayer de nous offrir quelque chose à acheter. "Buy something from
me" est la phrase qu'ils répètent comme une litanie qu'aucun non
merci réussi à arrêter. Mais quand ils nous reconnaissent, ils
passent assez rapidement à autre chose. Nous mangeons avec eux au
marché, ils s'informent sur le Canada, je distribue des pins du
drapeau du Quebec et du Canada, ils veulent être pris en photos avec
nous, nous avons du plaisir ensemble, nous repartons chacun de notre
bord en riant et en s'envoyant des signes de la main. Trois coins de
rues plus loin le scénario se répète autour du diaporama de nos
photos de familles sur le Ipod. La neige les intrige, les grimaces de
Stella les font rire, ils aiment le visage rond de Romane, ils
s'intéressent aux photos montrant toute la famille. Même rire, même
plaisir, les touristes s'arrêtent et nous prennent en photos, sans
aucun doute mystifiés par cet attroupement ou nous ne semblons pas
être des victimes de "harcellement" marchands mais des participants à
la vie des gens.
Alors le brouillard se lève de mon cerveau même si au sol la brume
persiste à établir un climat de mystère. Vue sous un nouvel œil ce
brouillard invite lui aussi à la rêverie.
Comme quoi ce n'est pas un nuage qui peut voiler une journée de
bonheur.
Et puis ce soir c'est le retour par le train de nuit vers Ha Noi. Si
le retour est fidèle à l'aller nous aurons une bonne nuit de repos.
Nous dormirons comme dans un nuage.


Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline