Si j'avais les ailes d'un ange je partirais pour ....Sadec et je roule, je roulerais dans le jour en chantant cette douce mélodie...
Cent soixante huit kilomètres de petites routes de campagnes, de sentiers asphaltés en moto au cœur des rizières et de villages et de hameaux au noms exotiques comme Trâon, Tam Bins, Ving Long, Tân Luôc, Tân Quós et Sadec. En me gardant une certaine réserve j'ai l'impression d'avoir compris un peu le mode de conduite routière des Vietnamiens. Alors c'est avec une confiance relative et une bonne dose de modestie que je suis prêt à expérimenter la conduite d'une moto. Comme promis la veille à 08h30 du matin la moto nous est livrée à la porte de l'hôtel. Le coût pour la journée, dix dollars US. Une beau petit scotter Yamama, plein d'essence et deux casques. Une carte de la région et nous partons de façon autonome. Nous avons été informé avant d'entreprendre le périples que les touristes ne sont pas fréquents sur ces routes. Alors la majorité des gens ne s'expriment qu'en Vietnamien. Nous nous débrouillerons. Dès les premiers kilomètres les
motocyclistes que nous rencontrons ou qui nous dépassent nous regardent avec de large sourire. Il est facile de constater qu'il est plûtot rare de voir des occidentaux seules dans le traffic. Mais tout va bien. Les Klaxons sont là pour signaler notre présence, la courtoisie au volant est naturel, chacun s'efforçant d'occuper l'espace libre sans empiéter sur son voisin. Il faut suivre le courant, être calme et toujours faire des manouevres fluides en étant certain que chacun autour connait tes intentions. C'est un réel plaisir de conduire dans ces conditions.
Le riz ceuilli étendu sur le tier de la largeur de la chaussée pour sécher au soleil, les étudiantes à bicyclettes en Hao Dai blanc, les buffles dans les champs, les innonbrables cafés, toujours toujours du monde.
Nos premières expériences pour demander des directions nous confirment que les Vietnamiens nous comprennent. Ils nous font signent que oui et nous indiquent la direction que nous montrons sur la carte. Ils semblent autant intéressés par le parcours tracé sur la carte et par nous que par l'info à donner. En-t-k ils nous sourient, Probablement rient-ils de nous mais c'est sympatique. Nous sentons qu'ils veulent nous aider.
À Sadec, ville où a habitée Marguerite Duras, auteure et cinéaste Francaise, nous arrêtons pour un repas. J'ai trop peu de mots pour décrire les saveurs de la cuisine Vietnamienne mais chaque repas dans les endroits hors circuits sont des souvenirs de pure bonheur. Une pause pour un café glacé, le café vietnamien est très bon, d'un goût légèrement vanillé et sucré sans rien y ajouter. Le café se prend suivi d'un thé, les deux vont ensemble.
De retour à l'hôtel vers 18h00 après neuf heures et demi de moto nous n'allons pas trop
loin pour souper. Ouf! et Yeh!
Robert et Pauline
Envoyé du Ipod de Pauline